Cérémonie, La
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La Cérémonie

Fr. 1995. Drame psychologique de Claude Chabrol avec Sandrine Bonnaire, Isabelle Huppert, Jacqueline Bisset. Une jeune domestique analphabète se lie d'amitié avec une postière délurée qui l'entraîne à se rebeller contre ses employeurs. Étude précise des rapports de classe, adaptée d'un roman de Ruth Rendell. Sujet traité avec un détachement troublant. Mise en scène très maîtrisée. Interprétation brillante des deux vedettes.

13 ans + (violence) 13 ans + (violence)
La Cérémonie
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Genre : Drame psychologique
Durée : 111 min.
Réalisation : Claude Chabrol
Scénario :
Photographie : Bernard Zitzermann
Musique : Matthieu Chabrol
Montage : Monique Fardoulis
Pays : France
Allemagne
Distributeur : DEP Distribution
Interprètes : Sandrine Bonnaire
Isabelle Huppert
Jacqueline Bisset
Jean-Pierre Cassel
Virginie Ledoyen
Valentin Merlet
Julien Rochefort
Dominique Frot
Récompenses

La famille Lelièvre vient d'engager Sophie, une jeune domestique idéale quoique très secrète. Sophie est en fait analphabète, en plus de cacher un passé trouble. Ce passé se révélera au contact de Jeanne, la postière délurée du village, elle-même ostracisée pour des actions passées. Cette dernière cherche noise aux Lelièvre et entraîne Sophie à se rebeller contre eux.

L’avis de Mediafilm

Claude Chabrol est réputé pour ses charges corrosives contre la bourgeoisie. On connaît également son penchant pour les personnages de femmes marginales, victimes antipathiques d'une société qui les renvoie à leur différence. LA CÉRÉMONIE emprunte ces deux tangentes, explorant avec une précision d'entomologiste les rapports de classe tels que vécus par deux femmes. Maîtrisée, raffinée et d'une déconcertante vérité, la mise en scène privilégie le recul, n'avançant qu'à distance respectueuse dans les deux univers parallèles qu'elle dépeint afin de mieux explorer les stéréotypes sociaux. Le quotidien des Lelièvre, l'impuissance de Sophie, les impertinences de Jeanne, Chabrol les filme avec un égal détachement, créant un climat trouble soutenu par la belle musique de Matthieu Chabrol. L'absence d'empathie pour les personnages autorise par ailleurs le réalisateur à plonger vers une inéluctable conclusion, mise à mort sordide et exutoire, qui libère chaque personnage de son fardeau social. Au centre d'une impeccable distribution, Bonnaire et Huppert relèvent avec brio un défi de taille.

Texte : Martin Bilodeau

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