Trois Temps après la mort d'Anna
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Trois Temps après la mort d'Anna

Can. 2010. Drame psychologique de Catherine Martin avec Guylaine Tremblay, François Papineau, Denis Bernard. Foudroyée par l'assassinat de sa fille unique, une femme quitte Montréal et s'installe dans la maison de campagne familiale, où elle renonce à tout désir de vivre. Bouleversant récit méditatif sur le deuil. Mise en scène sobre et maîtrisée. Images d'une grande beauté. Jeu subtil et émouvant de G. Tremblay. (sortie en salle: 13 août 2010)

Général Général
Trois Temps après la mort d'Anna
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Genre : Drame psychologique
Durée : 87 min.
Production : Claude Cartier
Réalisation : Catherine Martin
Scénario :
Photographie : Michel La Veaux
Musique : Robert Marcel Lepage
Montage : Natalie Lamoureux
Pays : Canada (Québec)
Distributeur : K-Films Amérique
Interprètes : Guylaine Tremblay
François Papineau
Denis Bernard
Sheila Jaffé
Denise Gagnon
Paule Baillargeon
Gilles Renaud
Gary Boudreault

Foudroyée par l'assassinat de sa fille unique, une femme quitte Montréal et s'installe, seule et en plein hiver, dans la maison de campagne familiale, où elle renonce à tout désir de vivre. Un ancien amoureux et trois fantômes de son passé la ramènent du côté des vivants.

L’avis de Mediafilm

Catherine Martin (MARIAGES) illustre le douloureux processus de deuil d'une mère éplorée dans ce troisième long métrage de fiction bouleversant, qui coule comme une rivière dont la mise en scène très maîtrisée contrôlerait le débit. Aux côtés de Guylaine Tremblay, parfaite, François Papineau se distingue par son jeu tout en nuance.

Revue de presse

Lumière intérieure

Fidèle à sa réputation, Catherine Martin privilégie une fois de plus un sévère ascétisme formel. TROIS TEMPS APRÈS LA MORT D'ANNA est un film où le plan-séquence règne en maître et où les cadres, rigoureusement statiques, tiennent souvent du tableau en clair-obscur. Le rythme du film est à l'image de sa séquence d'ouverture (...), d'une surprenante modernité: lent et contemplatif.

Soleil noir

Construit subtilement comme une dérive contemplative en plusieurs mouvements, le film s'apparente à une rêverie solitaire qui voit la vie et la mort se livrer un sourd combat. (...) Un court instant, on craint que le film ne se complaise dans la déploration d'une société en perdition (...). Mais TROIS TEMPS APRÈS LA MORT D'ANNA échappe à la pose acrimonieuse et appelle au sursaut. (...) Même noir, le soleil ne meurt jamais.

Mémoires d'outre-tombe

Porté par de longs silences introspectifs que vient ponctuer subtilement la musique prenante de Robert Marcel Lepage, TROIS TEMPS APRÈS LA MORT D'ANNA propose certes un drame des plus sombres, mais à l'instar de la neige - laquelle rappelle le linceul d'Anna et la dépouille pétrifiée de la mère dans MARIAGES - précédant l'éveil du printemps, la noirceur fera place peu à peu à une lueur d'espoir. En résulte un magnifique hymne à la vie.

La Beauté d’une douleur sourde

Il y a beaucoup de douleur dans le nouveau film de Catherine Martin. Une douleur silencieuse, qui ne peut qu’être reconnue de l’intérieur. (La) cinéaste s’y immisce avec patience et délicatesse, sans ne jamais rien forcer, au gré d’une mise en scène attentive et dépouillée. En contrepartie, des images apaisantes (et) magnifiques. (...) En prime, une interprétation vibrante et fragile de Guylaine Tremblay. Grande actrice. Qui s’abandonne ici avec sobriété.

C'était l'hiver

Avec une caméra en guise de palette de couleurs, (...) Catherine Martin a peint, d'une façon qui n'est pas sans évoquer les tableaux de (...) Lemieux, un film très audacieux: une seule scène où il y a plus de deux personnages (...), absence totale de musique sauf au début, grande économie de mots... (...) Mais la maestra de Guyaine Tremblay (...) ainsi que l'omniprésence de la lumière bleutée et froide de l'hiver (...), habitent l'espace avec un panache réconfortant.

Splendidly Acted Portrait

Writer-director Martin leaves it for the audience to decide if they are apparitions or simply in the woman's mind, though there's no attempt at hocus pocus. Paced gently with splendid images from cinematographer Michel La Veaux, TROIS TEMPS APRÈS LA MORT D'ANNA has the rhythm of the winter season as it gives way to the hope of spring.

Elegant and Mesmerisingly Moving Film

Guylaine Tremblay is impressive as Francoise, a woman burdened by intense grief, and it is her intense performance that carries the film. Writer-director Catherine Martin composes her shots with a stylish symmetry, while cinematographer Michel La Veaux makes stunning use of the bleak but beautiful wintery Kamouraska locations.

La Douleur d'une mère

Le rythme est lent et Guylaine Tremblay montre, une fois de plus, la vaste étendue de son talent, elle qui peut nous faire rire à mourir. Ici, elle interprète avec une rare intensité la douleur de Françoise. (...) Tout le film repose sur son interprétation. (...) Les superbes prises de vue et le souci du détail montrent la minutie de la réalisatrice dans sa façon de raconter cette histoire si bouleversante.

Un Deuil en hiver

(...) différentes influences picturales (...) ont inspiré la cinéaste et les magnifiques images de Michel La Veaux, qui constituent une des grandes forces du film. (...) Certaines figures, celle du mari (...), auraient gagné à être développées davantage (...). La lenteur des scènes, tout en servant le climat du film, en plombe quand même parfois le rythme. (...) Ce qui n'enlève pas sa grande beauté et sa charge dramatique (...) à TROIS TEMPS APRÈS LA MORT D'ANNA.

Cri de douleur

Film contemplatif à l'opposé du cinéma commercial tonitruant, TROIS TEMPS APRÈS LA MORT D'ANNA est un film beau et dur tout à la fois, qui nourrit la réflexion. Catherine Martin sort le spectateur de sa zone de confort pour le confronter à une douleur à laquelle peu de gens échappent dans une vie. En cela, son film réclame une grande disponibilité et une grande qualité d'écoute. Avec, à la clé, une façon renouvelée de voir la vie et... la mort.

Les Saisons de l'insoutenable absence

L'image épurée et sobre, l'éclairage naturel, les cadrages respectueux de Michel La Veaux se marient à la perfection au montage linéaire dont les plans longs rendent bien la suspension du temps que vit Françoise. Aucune fioriture de temps de narration ne distrait le spectateur de l'intensité de son cheminement.

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